Peut-on emprunter sans assurance crédit aujourd’hui
Dans un contexte économique où les projets immobiliers représentent un engagement financier majeur, la question de l’assurance emprunteur est au cœur des préoccupations pour beaucoup d’emprunteurs. Si l’assurance de prêt consiste à sécuriser à la fois l’emprunteur et la banque contre les aléas de la vie, son caractère non obligatoire du point de vue légal contraste avec son exigence fréquente par les établissements prêteurs. Alors, peut-on vraiment emprunter sans assurance crédit aujourd’hui ? Quelles sont les alternatives pour éviter cette couverture souvent perçue comme coûteuse ou contraignante ? Découvrez un panorama des réalités, options et stratégies envisageables dans le paysage bancaire actuel.
Les exigences des banques face à l’assurance emprunteur : état des lieux 2025
En 2025, les pratiques bancaires en matière de crédit n’ont guère changé sur un point fondamental : les principaux établissements financiers français, tels que Société Générale, BNP Paribas, Crédit Agricole, Caisse d’Épargne, LCL ou encore Crédit Mutuel, continuent de conditionner l’octroi d’un prêt immobilier à la souscription d’une assurance emprunteur. Cette garantie est censée protéger la banque contre les risques de non-remboursement suite à un accident de la vie, notamment le décès, l’invalidité ou la perte d’autonomie de l’emprunteur.
Malgré l’absence d’obligation légale en la matière – l’assurance n’étant pas sanctionnée par la loi comme un impératif – la prudence des banques règne dans leurs politiques internes. Cette assurance agit donc comme un filet de sécurité et constitue un élément quasi systématique lors de la validation des dossiers, y compris dans des banques en ligne comme Boursorama, Hello Bank!, ING ou encore Fortuneo.
Cette exigence se traduit concrètement par :
- Une demande d’assurance décès-invalidité pour tous les co-emprunteurs, assurant ainsi la couverture du capital restant dû en cas de sinistre.
- Des négociations serrées autour du taux et des garanties, les banques favorisant leur propre assurance groupe, qui peut représenter jusqu’à 35 % du coût total du crédit.
- Un rejet souvent quasi-automatique de demandes de prêt sans assurance, notamment pour les prêts élevés ou dans un contexte de risque accru pour l’établissement.
Pour autant, adopter une lecture pragmatique du marché permet d’éviter de se sentir totalement contraint. Il existe effectivement des solutions, quoique moins fréquentes, permettant de contourner cet impératif.

Les raisons des banques pour exiger une assurance
L’établissement prêteur, en octroyant une somme importante et sur un long terme, doit minimiser les risques psychosociaux et financiers. L’assurance emprunteur joue ce rôle central :
- Protection contre le risque de décès ou d’invalidité : sans cette garantie, la banque pourrait ne jamais récupérer les sommes prêtées si l’emprunteur se retrouve dans l’incapacité de rembourser.
- Maintien de la solvabilité du ménage : la couverture évite à l’entourage de devoir supporter une charge financière écrasante en cas de coup dur.
- Assurance de rentabilité pour la banque : cette sécurité supplémentaire justifie parfois un taux d’intérêt plus bas grâce à un moindre niveau de risque.
L’ensemble de ces raisons se traduisent par une acceptation très limitée, voire nulle, des dossiers sans assurance dans la majorité des cas, notamment chez les grands acteurs traditionnels et les banques populaires.
Tableau comparatif des garanties et conditions de prêt chez les principaux établissements bancaires
Banque | Exigence d’assurance | Possibilité de délégation d’assurance | Taux moyen avec assurance groupe (%) |
---|---|---|---|
Société Générale | Obligatoire | Oui, avec appréciation rigoureuse | 1,35 |
BNP Paribas | Obligatoire | Oui, sur conditions strictes | 1,30 |
Crédit Agricole | Obligatoire | Oui, facilité selon profil | 1,28 |
Caisse d’Épargne | Obligatoire | Oui, sous réserve d’acceptation | 1,33 |
LCL | Obligatoire | Oui, mais avec majoration possible | 1,40 |
Crédit Mutuel | Obligatoire | Oui | 1,37 |
Boursorama | Obligatoire | Oui, très flexible | 1,25 |
Hello Bank! | Obligatoire | Oui, nombreuses options | 1,26 |
ING | Obligatoire | Oui, sous conditions | 1,27 |
Fortuneo | Obligatoire | Oui | 1,24 |
Les alternatives à l’assurance crédit pour emprunter sans couverture
Si la souscription à une assurance emprunteur semble incontournable dans la majorité des cas, certaines autres solutions existent pour obtenir un prêt sans passer par cette étape. Néanmoins, ces options comportent leur lot de contraintes et ne conviennent qu’à des profils précis.
Voici trois méthodes que les emprunteurs peuvent exploiter :
- Le nantissement : le contrat d’assurance-vie peut être nantissé au profit de la banque. Cela implique que la banque prend en garantie le capital de ce contrat, souvent entre 40 % et 100 % du montant du prêt. En cas de défaillance, elle récupère la somme directement via l’assurance-vie.
- La garantie hypothécaire : elle consiste à hypothéquer un bien immobilier pour garantir le remboursement. Ce procédé est plus lourd, coûteux et complexe, mais permet à l’emprunteur de ne pas souscrire d’assurance crédit. Attention, la banque limite souvent les prêts à hauteur de la moitié de la valeur du bien hypothéqué.
- La caution bancaire ou privée : une personne tierce (famille, employeur, organisme de cautionnement) se porte garante du prêt. La banque se retourne vers ce garant en cas de défaut de paiement. Cette solution peut souvent être négociée auprès de toutes les banques, y compris BNP Paribas ou Crédit Mutuel.
Ces alternatives ont des implications concrètes :
- Le nantissement limite la liberté de l’emprunteur par la saisie de son contrat d’assurance-vie en cas de besoin.
- L’hypothèque présente un risque de perte du bien en cas de défaut et des coûts notariaux élevés.
- La caution bancaire ou privée peut représenter un engagement moral ou financier important pour le garant.

Avantages et inconvénients des solutions sans assurance emprunteur
Solution | Avantages | Inconvénients | Banques pouvant accepter |
---|---|---|---|
Nantissement | Pas de frais de notaire, garantie directe | Blocage des retraits, risque de double garantie avec hypothèque | Société Générale, Crédit Agricole, BNP Paribas |
Hypothèque | Sécurise le prêt, adapté aux très gros montants | Coûts importants, délais, risque de perte du bien | Banques traditionnelles, en particulier LCL, Caisse d’Épargne |
Caution bancaire ou privée | Flexibilité, pas de garantie réelle immobilisée | Engagement pour le garant, procédure parfois lourde | Toutes banques, surtout Crédit Mutuel, BNP Paribas |
Comment la délégation d’assurance transforme le marché et réduit le coût
Face au poids financier que représente l’assurance emprunteur dans le coût total d’un crédit, un mouvement notable a vu le jour avec la montée en puissance de la délégation d’assurance. Cette pratique, légalisée en France depuis plusieurs années, permet à l’emprunteur de choisir une assurance externe, moins coûteuse et souvent plus personnalisée que celle proposée par sa banque.
En optant pour cette solution, il est possible d’économiser sur la prime d’assurance, qui peut être divisée parfois par deux ou trois. Des assureurs indépendants, spécialisés et présents sur le marché comme des comparateurs en ligne ou encore des courtiers, permettent de sélectionner des contrats adaptés au profil et à l’état de santé de l’emprunteur.
Pour réaliser des économies réelles, les emprunteurs doivent veiller à bien comparer :
- Le coût total des primes d’assurance.
- Les garanties proposées et leurs étendues.
- Les exclusions de garantie pouvant varier d’un assureur à l’autre.
- La souplesse dans la gestion du contrat (résiliation, modification).
Utiliser un comparateur d’assurance gratuit permet de visualiser clairement les écarts de prix et de garanties, évitant ainsi les erreurs classiques lors de la souscription de l’assurance avec votre crédit : voir les détails ici.
Grâce à cette liberté, les emprunteurs ne sont plus condamnés à accepter l’offre groupe de leur banque, qui reste cependant souvent privilégiée pour des raisons de facilité administrative.
Impacts sur le coût global du crédit immobilier
Type d’assurance | Coût moyen mensuel (€) | Taux moyen du prêt (%) | Avantages |
---|---|---|---|
Assurance groupe bancaire | 90 – 120 | 1,30 | Gestion simplifiée, intégration au prêt |
Délégation d’assurance externe | 30 – 60 | 1,28 | Économies substantielles, garanties personnalisées |
Les cas particuliers d’emprunt sans assurance : seniors et situations médicales complexes
Certains profils rencontrent une véritable barrière avec la souscription de l’assurance emprunteur, notamment les seniors et les personnes avec des antécédents médicaux lourds. La banque, en imposant une lecture conforme des risques, peut refuser d’assurer ou demander des surprimes très élevées, ce qui remet en cause la viabilité du prêt.
Heureusement, plusieurs dispositifs et approches permettent de trouver des solutions adaptées :
- Convention AERAS (S’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé) facilite l’accès à l’assurance pour ces emprunteurs en obligeant les assureurs à étudier les dossiers avec une certaine bienveillance.
- Le crédit hypothécaire peut être une solution pour les seniors. Cette formule de prêt ne nécessite pas forcément d’assurance emprunteur et repose sur la garantie du bien immobilier déjà possédé, en hypothéquant ce dernier.
- La recherche via des courtiers spécialisés comme le Cabinet Bougardier, qui disposent d’un réseau étendu et de partenariats avec des établissements plus flexibles quant à l’assurance obligatoire.
Dans ces situations, un accompagnement personnalisé est indispensable pour monter un dossier solide et négocier les conditions les plus favorables. Le simple fait de renoncer à l’assurance peut engendrer un refus de prêt dans la plupart des cas, mais la recherche de solutions alternatives ouvre de nouvelles voies.
Exemple concret : un senior souhaitant acheter une résidence secondaire
Monsieur Dupuis, 68 ans, propriétaire de sa résidence principale, désire acquérir un appartement secondaire. Face à son âge, les assureurs lui proposent une prime d’assurance emprunteur élevée, ce qu’il souhaite éviter. En contactant un courtier du Cabinet Bougardier, il opte pour un crédit hypothécaire sans assurance obligatoire. Faute d’avoir à verser une cotisation d’assurance onéreuse, il bénéficie d’un taux adapté et sécurise son projet sans s’exposer à de lourdes dépenses.
Les conseils essentiels pour emprunter en toute sérénité avec ou sans assurance
Choisir d’emprunter sans assurance est un défi qui demande une analyse minutieuse de sa situation personnelle, financière, et de ses perspectives. Avant de prendre une décision précipitée, il est crucial de :
- Comparer les offres de crédit et d’assurance via des comparateurs en ligne et des conseillers spécialisés pour éviter les mauvaises surprises.
- Négocier la délégation d’assurance pour personnaliser et alléger le coût des garanties.
- Évaluer les alternatives de garanties comme le nantissement ou la caution en cas d’impossibilité de souscrire une assurance traditionnelle.
- Se faire accompagner par un courtier expert, notamment pour les cas complexes, afin d’explorer toutes les solutions possibles.
- Prendre en compte la revente éventuelle du bien en cas de difficulté, surtout si l’assurance est délibérément omise, car cela peut être la seule issue pour la banque.
Par ailleurs, il est utile de consulter certaines ressources pédagogiques pour comprendre les subtilités des assurances temporaires et permanentes ici, ainsi que d’éviter les erreurs fréquentes qui peuvent perturber la signature de votre crédit sur ce lien.
Liste des vérifications indispensables avant signature
- Confirmer que la banque accepte l’assurance externe, si choisie.
- Lire attentivement les exclusions de garanties et contraintes contractuelles.
- Calculer le coût global du crédit avec et sans assurance pour comparer.
- Vérifier l’étendue et le niveau des couvertures proposées (décès, invalidité, perte d’emploi).
- S’assurer de la flexibilité à la résiliation ou modification du contrat d’assurance.
FAQ – Questions fréquentes sur emprunt sans assurance crédit
- Peut-on refuser l’assurance groupe proposée par la banque ?
Oui, la loi autorise la délégation d’assurance. Vous pouvez souscrire une assurance auprès d’un autre organisme qui respecte les critères de la banque. - Existe-t-il des banques qui pratiquent un prêt sans assurance ?
Il est extrêmement rare, mais certains courtiers spécialisés comme le Cabinet Bougardier connaissent des établissements, notamment européens, acceptant cette option sous conditions strictes. - Quels sont les risques de ne pas souscrire d’assurance sur son crédit ?
En cas de décès ou d’invalidité, l’emprunteur ou ses proches devront continuer à honorer les mensualités, avec un risque de saisie ou incertitude financière majeure. - Comment calculer la mensualité sans assurance ?
Elle comprend uniquement le capital amorti et les intérêts du prêt. Pour un prêt In Fine, seule la charge des intérêts est payée. - Que faire si l’assurance est refusée suite à une pathologie ?
La convention AERAS peut aider l’emprunteur à obtenir une couverture ou il faut envisager des garanties alternatives comme le nantissement ou l’hypothèque.
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